On est allés voir : La Garçonnière (Théâtre)

Prenant notre courage à deux mains, et malgré les difficultés pour un provincial de se rendre à la capitale, nous décidâmes d’aller passer un week-end à Paris afin d’aller amasser un peu de culture en nous rendant au  Théâtre de Paris.

On va donc vous donner notre ressenti sur la première pièce de Théâtre que l’on ai vue depuis des années et des années, et cette pièce c’est :

la-garconniere-2735-image-0x1200

LE PITCH

Alors une garçonnière qu’est ce que c’est ?

Et bien la définition, que je vais pomper honteusement de Wikipédia (alias notre base de savoir et de connaissance à tous), nous dit ceci : « Une garçonnière est un petit appartement — généralement un studio — occupé soit par un homme célibataire, soit par un homme marié qui l’utilise pour retrouver ses maîtresses à l’insu de son épouse ».

Et c’est exactement de cela dont il s’agit dans cette pièce, sauf qu’ici ce n’est pas le propriétaire de l’appartement qui l’utilise pour retrouver ses maîtresses.

Pour placer un peu le décor, on se trouve dans un New-York des années 50 et nous suivons un homme d’affaires, prénommé Baxter, qui par un concours de circonstances se retrouve à régulièrement prêter son appartement à ses collègues afin que ceux-ci s’en servent comme garçonnière.

finaldessin02

Tout ce business se déroule pour le mieux jusqu’à ce que cela monte jusqu’aux oreilles du directeur de l’entreprise ou travaille Baxter, et que celui-ci veuille utiliser la garçonnière pour y amener la fille dont Baxter à un faible.

Tout est en place pour une bonne comédie dramatique 🙂

LES PERSONNAGES

Tout d’abord, nous avons notre personnage principal, Monsieur Baxter, interprété guillaume-de-tonqudec-bernard-richebe-2par Guillaume de Tonquedec (alias Renaud Lepic de la série « Fais pas ci, fais pas ça », série qui vient de se terminer et qui va terriblement me manquer parce que je l’adoooorait ).

C’est le personnage bonne poire qui s’est laissé entraîner dans un engrenage en laissant ses collègues utiliser son appartement quand ils le désirent. Tout cela en espérant arriver une promotion en échange de sa loyauté et de sa discrétion.

L’autre personnage de cette pièce c’est Mlle Novak, interprété par Claire Keim. Mlle Novakabaca_412312_030-claire-kei travaille dans la même entreprise que Baxter et exerce un métier qui je pense à disparu de nos jours à savoir chargée d’ascenseur. En gros, elle passe ses journées dans l’ascenseur à faire monter et descendre les gens. Mlle Novak joue ici l’amante du directeur de l’entreprise qui s’est laissée séduire par les promesses de divorce de celui-ci mais commence à trouver que cette relation tourne en rond et ne va nulle part.

On trouve également une dizaine d’autres personnages secondaires, tel que M. Sheldrakejean-pierre-lorit (Jean-Pierre Lorit, le monsieur de la photo), le directeur de l’entreprise qui vit une aventure avec Mlle Novak, les collègues de Baxter qui se servent de lui et de sa garçonnière comme bon leur semble ou encore les voisins de Baxter, un docteur et sa femme, qui sont persuadés que Baxter est un homme à femmes, vu les bruits d’ébats réguliers qu’ils entendent chez lui.

NOTRE AVIS

tetejoNous sommes immédiatement plongés dans l’atmosphère feutrée du théâtre dès la porte d’entrée franchie.
Les sols vêtus d’un manteau rouge épais, les colonnes sculptées avec finesse, le marbre nervuré, le laiton éclatant et les hauteurs sous plafond, pas de doute, nous sommes au théâtre.
Des hommes et des femmes sont prostrés ici et là pour nous diriger vers la salle principale.
Nous serons dans la loge 17.
La vue est bonne et bien dégagée ; nous verrons bien Guillaume et Claire.
A 20h30, les lumières du public s’éteignent et tous les rayons se concentrent maintenant vers la scène. Et le rideau rouge se lève. Pas de coup de bâtons.
La Garçonnière démarre. Nous voyons un Guillaume De Tonquédec tiraillé entre son travail, son envie d’ascension professionnelle et ses amours et une Claire Keim précieuse et délicate.
Visuellement le décor de la pièce était très bien monté. L’enchaînement d’un lieu à un autre était très fluide à en oublier les transitions. Nous passons d’une pièce d’un appartement à un couloir de bureau sans que l’œil du spectateur ne se fige là-dessus. Tout semble très naturel.
Il n’y a pas d’entracte dans cette pièce et à vrai dire je ne vais pas assez souvent au théâtre pour dire si l’entracte est devenu « has-been », mais c’est très bien comme cela. La pièce dure un peu moins de 2 heures et le temps passe très vite à regarder ce jeu d’acteurs. Beaucoup plus vite que certains films au cinéma.
Le fait d’être plongé dans une ambiance théâtrale par la bâtisse, d’entendre réellement les acteurs, de les voir jouer en direct augmente considérablement la proximité du spectateur et donc son degré d’appropriation de la pièce. Et pour ça, c’est beaucoup mieux que le cinéma 😉

tetedamBon, après ce joli pavé , je ne vais pas m’étancher davantage et je vais faire court.

Guillaume de Tonquédec est au top du top ! Les différents enchaînements des tableaux sont très fluides et très impressionnants (pour le béotien que je suis concernant le théâtre). Et la pièce est excellente, dramatique et amusante !

Bref, si vous êtes sur Paris, ou que vous y aller en visite comme nous, n’hésitez pas à aller voir « La Garçonnière »

Jo Dam

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s